Du 6ème programme d’actions national nitrates (PAN) au 7ème PAN : quel bilan tirer du programme actuel et quelles orientations pour le prochain programme ?

Y a-t-il des leviers d'actions absents du PAN qui vous sembleraient importants pour protéger l’eau de la pollution par les nitrates d’origine agricole ?

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  • Un Pan c’est bien mais en local s’est mieux !

    Roro44 | 06 Novembre 2020 - 23h46

    Il faudrait que les manouches arrêtent de faire caca dans nos champs hors de la période d’épandage. Non plus sérieusement, il faudrait mieux valoriser les OAD et généraliser les dates et les méthodes d’épandage en local (département).

  • Du biaïs

    SCC | 06 Novembre 2020 - 22h38

    Un programme adaptable en fonction des conditions pedoclimatiques par l'agriculteur . Il faut qu'il puisse y trouver un intérêt (technique, financier...). Aujourd'hui ce n'est que contrainte et surcoût dans un contexte économique fort triste.

  • Levier d'action oublié : réorganiser l'azote pour réduire les engrais et polluer moins

    Erwan ALLAIN | 06 Novembre 2020 - 21h20

    50% de l'azote apporté au champ provient des engrais minéraux rappelle le dossier de concertation. C'est l'azote le plus simple à réduire puisqu'il est acheté. Pour cela, il faut réorganiser l'azote organique pour que ce dernier soit disponible au bon moment pour les plantes sans qu'il soit lixivié en nitrates ou dégagé dans l'air en NH3 ou en N2O. Marcel MEZY a sélectionné des microorganismes capables de réorganiser très vite en azote organique humique toutes les formes d’azote, permettant ainsi de réduire très fortement les apports d’engrais et de lessiver moins de nitrates et d’ammonium. En ensemençant les effluents d’élevage on réorganise l’azote dès le bâtiment et on réduit jusqu’à plus de 80% les pertes d’ammoniac dans l’air. En enfouissant les effluents on peut aussi réduire les dégagements d’ammoniac mais on se trouve en anaérobie et on favorise les dégagements de N2O, contrairement à la réorganisation de l’azote. Le PAN ne fait pas assez de place aux technologies innovantes.

  • Qualité de l'eau, qualité de l'air même combat

    pbordes | 06 Novembre 2020 - 20h43

    Les réglementations sur la qualité de l'eau et la qualité de l'air devraient tendre à se rapprocher et à se compléter car elles permettent de définir et généraliser les bonnes pratiques de fertilisation qui limitent leur impact sur l'environnement dans toutes ses dimensions. Par exemple, il paraît aujourd'hui aberrant et paradoxal de tolérer le surdosage de la solution azotée pour compenser sa moindre efficacité à cause de sa plus grande sensibilité à la volatilisation ammoniacale comme cela est encore pratiqué dans certaines régions (Champagne...). Ce qui est dans l'air n'est pas dans la plante et fini par retomber au sol avant d'être lessivé. Il n'est pas de vertu qui s'applique à un domaine qui ne puisse s'appliquer à un autre.

  • Réduire les quantités de nitrates produites

    Miri | 06 Novembre 2020 - 19h33

    Les quantités de nitrates générées par les élevages sont globalement trop importantes, il y a surplus et les terres ne sont pas suffisantes pour en disposer. Une bonne eau potable ne contient PAS de nitrates, or même l'eau de source en bouteille en contient aujourd'hui - les normes ont évolué dans le temps, la norme de 50 mg NO3/l d'eau a été fixée car en Bretagne, quasiment aucune eau potable en contenait moins. Sachez que l'estuaire de la Loire reçoit chaque année 800 000 tonnes de nitrates (chiffres du Centre de Valorisation des Algues de Pleubian), ne nous étonnons pas que les algues vertes prolifèrent. Il faut donc réduire les épandages à la source, où composter pour disposer des effluents d'élevage autrement. La méthanisation en soi, pourrait être une solution, mais elle n'est pas parfaite car les digestats peuvent être assimilés à des engrais minéraux, sans gain pour la qualité des eaux. Les bandes enherbées sont utiles mais souvent insuffisamment larges pour être efficace.

  • Florian

    florian Gaultier | 06 Novembre 2020 - 18h46

    Approche uniquement réglementaire des PAN/PAR : il faut remettre en place un volet développement au sein de ces programmes d’actions afin de permettre une adaptation à chaque contexte local et sortir d’une logique exclusivement réglementaire qui démotive les acteurs agricoles

    → Remettre les OAD au centre du dossier, en particulier les indicateurs collectifs

    → Soutien financier aux investissements individuels et collectifs : la mise en place des OAD peut être freinée par les faibles revenus agricoles.

    → Pour la bonne mise en route des initiatives volontaires, il faut que les agriculteurs y trouvent un intérêt (exemple : en contrepartie d’un engagement volontaire, soutien technique/financier ainsi qu’un assouplissement de la réglementation)

    à Souplesse et adaptabilité des mesures vis-à-vis des aléas climatique

    SCC
    D'accord avec ça
    • Pas d'accord
      0
  • Souplesse et bon sens

    FDSEA56 | 06 Novembre 2020 - 17h24

    Le PAN doit prévoir une adaptation aux conditions météorologiques et aux caractéristiques des sols pour permettre de bonnes conditions d’intervention dans les parcelles et de ce fait leur efficacité.
    Ils doivent tenir compte du raisonnement agronomique des agriculteurs en vue de l’équilibre de la fertilisation.
    L’acceptation de la réglementation sera facilitée si elle prend en compte les contraintes qu’ils subissent et leurs pratiques agricoles. Pour être efficace, elle ne doit pas être déconnectée du terrain. N’oublions pas que nous sommes en milieu ouvert ; les aléas du climat sont un élément important de la conduite des cultures.
    Les outils de raisonnement sont détournés en outils d’enregistrement pour faciliter les contrôles ce qui ne facilite pas leur appropriation par les agriculteurs.
    Un accompagnement afin de faciliter l’accès des agriculteurs aux innovations intéressantes serait utile pour qu’ils puissent intervenir le plus précisément et le plus efficacement possible.

  • Du bon sens agricole

    julien88 | 06 Novembre 2020 - 15h51

    Il faut un programme adaptable en fonction du type de sol et de l'année sèche ou humide.
    Les terres très argileuses doivent pouvoir être labourées avant l'hiver, sans restriction de date d'épandage pour les cultures de printemps.
    Laisser libre date d'épandage du moment que celui ci est réalisé dans de bonnes conditions de portance, quitte à limiter la dose. Ainsi, on limite les risques de lessivage.

  • Faire place à la technique et à l'adaptabilité locale

    CAPDL | 06 Novembre 2020 - 14h36

    Approche uniquement réglementaire des PAN/PAR : il faut remettre en place un volet développement au sein de ces programmes d’actions afin de permettre une adaptation à chaque contexte local et sortir d’une logique exclusivement réglementaire qui démotive les acteurs agricoles
    Remettre les outils d’aide à la décision au centre du dossier, en particulier les indicateurs collectifs

    Pour la bonne mise en route des initiatives volontaires, il faut que les agriculteurs y trouvent un intérêt (exemple : en contrepartie d’un engagement volontaire, soutien technique/financier ainsi qu’un assouplissement de la réglementation)
    Souplesse et adaptabilité des mesures vis-à-vis des aléas climatiques

  • Adaptabilité

    FDSEA31 | 06 Novembre 2020 - 14h20

    Il faut que le PAN puisse comprendre une partie volontaire qui permettrait une adaptabilité au contexte pédo-climatique de chaque région. Pour que les agriculteurs aillent volontairement vers un engagement, ils doivent bénéficier d'un soutien technique et financier ainsi qu'un assouplissement de la règlementation.

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